Denis Guigo réalisa entre 1990 et 1992 une recherche d’anthropologie urbaine portant sur l’eau et la propreté dans la ville de Besançon, en étudiant les services urbains (égouts, assainissement). Il mena une enquête rigoureuse, à la double double perspective, historique et ethnographique. A ma connaissance, il s’agit en France de la première recherche ethnologique effectuée sur les services urbains. Fidèle à la méthode d’enquête qui était alors défendue par les membres du Laboratoire d’anthropologie urbaine, laboratoire dont Denis Guigo fut membre dès sa création en 1985 (comme "doctorant-ingénieur" boursier), l’observation directe (qualifiée à l’époque d’observation "participante"), "le chercheur a accompagné dans leurs activités les équipes de travail sur le terrain (fontainiers, égoutiers, machinistes, éboueurs…) et a conduit des entretiens à tous les niveaux de la hiérarchie institutionnelle" (Denis Guigo 1992, p. 3).
Dans les deux brefs articles écrits en hommage posthume à Denis Guigo , Colette Pétonnet souligne la grande qualité de son travail.
Ce rapport est cité à de plusieurs reprises dans la thèse de doctorat d’Agnès Jeanjean, doctorat qu’elle a réalisé en tant membre-stagiaire du Laboratoire d’Anthropologie urbaine, sous la co-direction de Colette Pétonnet.
Chez Eliane Daphy