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Eliane Daphy. La gloire et la rue. Les chanteurs ambulants et l’édition musicale dans l’entre-deux-guerres (archives ouvertes hal-00491348)

Catalogue Musiciens des rues de Paris

vendredi 18 juin 2010, par Eliane Daphy

L’article montre comment le changement dans le mode de production de la musique a transformé la fonction des musiciens de rue, ou musiciens ambulants. Dans la période charnière de l’entre-deux-guerres, l’édition musicale est un marché important, et la vente d’imprimés de chansons (nommés "petits formats", parfois abusivement) une source de revenus importants pour les éditeurs de musique. Le disque, la radio et la radio, marchés émergents, sont alors un relai pour les éditeurs, et les chanteurs ambulants, en vendant dans les rues les "formats de propagande" qui leur sont réservés, contribuent activement à la diffusion de ce marché.

hal-00491348, version 1
http://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00491348/fr/
oai:hal.archives-ouvertes.fr:hal-00491348
Contributeur : Eliane Daphy <eliane.daphy@ehess.fr>
Soumis le : Vendredi 11 Juin 2010, 12:43:00


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Référence de publication : Daphy Eliane, 1997, « La gloire et la rue. Les chanteurs ambulants et l’édition musicale dans l’entre-deux-guerres » (suivi de « Quand Lily chantait dans la rue »), Musiciens des rues de Paris, Catalogue de l’exposition au Musée des arts et traditions populaires (Paris, 18 novembre 1997 - 27 avril 1998), sous la direction de Florence Gétreau, 95-99.

Article qui connut une postérité bâtarde des plus remarquables : pillage sans citation de la source. Le récit de ces avatars à venir, un jour.

Ainsi qu’une nouvelle version augmentée, reprenant les matériaux réunis pour ce travail. En attendant, on peut aller voir les images des partitions (dont des partitions "rue") mises en ligne sur Médihal en libre-accès.

http://medihal.archives-ouvertes.fr/CHANSONS-PAPIER-IMAGES

On notera le nombre de fois où mon travail est cité dans les pages de présentation. Pour la gloire et la renommée, tout bon, mais pour les sous, tout faux : payée comme "chargée de mission" par une allocation de recherche du ministère de la Culture, 3000 francs net, sans charges sociales ! J’avais été épatée quand j’avais reçu le virement, ce "petit détail" (pas de bulletin de salaire) ne m’avait pas été signalé par mes employeurs. Que l’on se rassure : allocation à déclarer aux impôts, imposable. Pour payer le travail suivant : faire une recherche sur le sujet, participer à l’exposition, organiser deux journées d’études, faire un numéro spécial de la revue Ethnologie française. A la fin du boulot, direct à la case "ASS" (allocation de solidarité spécifique, pour les chômeurs en fin de droit), car pas assez d’heures de travail déclarées, en passant par la case "minimum sécu pour congé-maladie" (eh oui, il arrive que les précaires soient malades et subissent des opérations chirurgicales). Travail qui ne compte pas dans une "reconstitution de carrière" d’ingénieure d’études CNRS.
–- Ben c’est normal, chère collègue, faut des fiches de paye, pour quantifier votre travail « reconstituable ».

— Mais voilà, mes employeurs, pour l’occasion le ministère de la Culture, m’avait payée sans cotiser aux charges sociales.
— Alors, ça ne compte pas.

« Ca ne compte pas, c’est pour rire, rions trois fois, hi hi hi, assez ri, prochaine leçon » (Bobby Lapointe)


Bon, j’avais eu plein de places gratuites pour inviter mes potes à l’expo, c’était une belle compensation.

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