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Léon Pousthomis sur Gallica/BNF et sur le site Du temps des cerises aux feuilles mortes, Université de Napierville (canular)

vendredi 3 juin 2011, par Eliane Daphy

Actualisation au 3 juin 2011

Le site « Du temps des cerises aux feuilles mortes » ayant changé de DNS, les liens vers les images de Pousthomis venues de Gallica et mis en ligne sur ce site sont tous plantés. Sur le nouveau site, copie de l’ancien, la situation n’a pas évolué, les sources Gallica ne sont pas signalées.

On peut constater qu’en devenant « collection des webmasters », du Docteur Z ou du Collectionneur Y, des images de partitions piano (dimensions précisées sur Gallica) deviennent sur le site © Paul Dubbé des « petits formats » (sans tenir compte des informations fournies par Gallica, dimensions de la partition, et mentions « pour piano »). Ma mention « petits-formats » est présente dans tous les noms des fichiers d’images. Grâce à la magie de l’internet et des images numériques, la diffusion de pseudo-connaissances sur la chanson française est en bonne santé.

*****

Article du 19 mai 2011

La BNF/Gallica nous propose 13 partitions avec des illustrations de Léon Pousthomis. Toutes sont tamponnées du timbre du dépôt légal. Parmi elles :

Budapest : schottisch pour piano / par Géza Chorin ; [orn. par] Pousthomis
Budapest : schottisch pour piano / par Géza Chorin ; [orn. par] Pousthomis
Source : Bibliothèque nationale de France

Marche des Honvéds : pour piano / par Géza Chorin ; [ill. par] Pousthomis
Marche des Honvéds : pour piano / par Géza Chorin ; [ill. par] Pousthomis
Source : Bibliothèque nationale de France

Les marguerites : mazurka pour piano / par F. Cataliotti-Valdina ; [ill. par] L. Pousthomis
Les marguerites : mazurka pour piano / par F. Cataliotti-Valdina ; [ill. par] L. Pousthomis
Source : Bibliothèque nationale de France

Si tu veux venir : polka-marche pour piano / musique de Ant. Chapuis ; arrangée par M. Franceschini ; [ill. par] L. Pousthomis
Si tu veux venir : polka-marche pour piano / musique de Ant. Chapuis ; arrangée par M. Franceschini ; [ill. par] L. Pousthomis
Source : Bibliothèque nationale de France

Dans le feuillage : pizzicati pour piano / par Georges Caye ; [ill. par] L. Pousthomis
Dans le feuillage : pizzicati pour piano / par Georges Caye ; [ill. par] L. Pousthomis
Source : Bibliothèque nationale de France

- Page Pousthomis sur le site Du temps des cerises
De façon assez étrange, ces cinq partitions sont en ligne sur le site « Du temps des cerises aux feuilles mortes » sur la fiche biographique de Léon Pousthomis, sur un total de 23 partitions (cf. page mise en ligne le 2010-10-13) chanson.udenap.org/fiches_bio/pousthomis_leon/pousthomis_leon.htm). Elles sont absolument identiques, excepté les timbres du dépôt légal et les numéros identifiants.

Extrait de la page (© 2001 - 2011 - Paul Dubé / Jacques Marchioro) en image

Le lien vers les quatre images sur le site (© 2001 - 2011 - Paul Dubé / Jacques Marchioro)
Budapest
La marche…
Marguerites
Si tu veux venir
Dans le feuillage

Coïncidence ? Je me permets de douter.

Mon hypothèse est que nous nous trouvons-là en présence d’images volées sur le site de Gallica, puis retouchées pour en enlever les tampons et marques d’identification, puis mises en ligne sans renseignement de la source sur le site Du temps des cerises (etc., site de l’Université de Napierville, sous domaine de Udenap.org). Cette hypothèse est fondée sur les éléments suivants :
•1) Les partitions de Gallica sont rarissimes, pour la majorité d’entre elles [1].
•2) Pour Amour et tennis, une image de dimension exactement identiqque, même qualité d’image, se trouve sur le site de vente aux enchères Drouot, et sur quelques autres sites.
•3) Parmi les autres images proposées sur cette page, deux (au moins) proviennent de mon fonds scientifique (dont l’une avec retouches de mauvaise qualité qui n’a pas réussi à effacer les marquages). De la désormais fameuse « collection docteur Jacques Perroud ».
A savoir :
Paquita
Paquita. Romance espagnole. Immense succès de Bérard à l'Eldorado, Honoré Pion Éditeur .
Petite innocente

Petite innocente - exemplaire 1, Louis Bénech Éditeur .

- Vers des explications ?

Les conditions d’utilisation des contenus de Gallica/BNF sont en ligne sur le site [la page-http://gallica.bnf.fr/html/fr/editorial/conditions-dutilisation-des-contenus-de-gallica?ArianeWireIndex=true]. Entre autres points :
« 1/ Les contenus accessibles sur le site Gallica sont pour la plupart des reproductions numériques d’oeuvres tombées dans le domaine public provenant des collections de la BnF.
Leur réutilisation s’inscrit dans le cadre de la loi n°78-753 du 17 juillet 1978 :
* La réutilisation non commerciale de ces contenus est libre et gratuite dans le respect de la législation en vigueur et notamment du maintien de la mention de source. ».
Les explications fournies pour l’image de mes partitions est-elle également valable pour les images de la BNF/Gallica ? (Pour les droits sur le contenu de Gallica, voir le message précédent.) Le fondateur du site a-t-il le droit de retoucher des images, enlever le tampon légal, et les mettre en ligne sans les sourcer ?

Paul Dubé a fourni quelques réponses dans le forum de ce site (voir ses réponses et mes questions sur le billet), sur la polémique « collection Jacques Perroud ». Je ne suis pas convaincue par ses explications vaseuses. Dans ses réponses, de façon paradoxale, Paul Dubé cite Gallica.

Paul Dubé aura-t-il des réponses satisfaisantes pour élucider cette étrangeté, et ôter le doute sur l’origine des partitions mises en ligne sur son site ? Peut-il au moins préciser de quelle collection provienne ces images ? Sont-elles, ou non, celles de Gallica, retouchées ?


[1Sur les causes de cette rareté, le travail déjà effectué auprès des éditeurs a permis de construire des hypothèses, qui donnent actuellement lieu à un recoupage des informations.

Messages

    • Le problème c’est que peu de gens intéressés par la chanson populaire vont aller sur Gallica !!! mais plus certainement sur le site du temps des cerises, moyen moderne d’accès au savoir. Cet aspect des choses est le plus important, "le chemin vers la connaissance". Peu importe les modalités : ce sont des documents centenaires et les sortir de l’oubli est une tâche de bénédictin. Chapeau bas, Paul Dubé, continuez pour notre plus grand bonheur.

    • Les gens intéressés par la chanson populaire auront peu de chance d’aller visiter Gallica ? Surtout si des voyous mettent en ligne sur leurs sites des images trafiquées de Gallica, sans en donner l’origine, me semble-t-il !
      Face à des pirates et des vandales, je ne suis pas certaine que la BNF/Gallica aura envie de continuer à mettre en ligne des documents sur la musique populaire…
      Quant à documents centenaires à sortir de l’oubli, bof bof, ce n’est pas tellement difficile d’interroger un moteur de recherche et d’aller piller les images, par exemple des sites de ventes aux enchères en ligne. C’est même facile comme tout, le premier guignol venu peut le faire.
      Et pour "le chemin vers la connaissance", encore faudrait-il que ce site ne soit pas truffé d’erreurs (ou de canulars ?). Un petit exemple, affirmer aux gens pendant des années que Mayol n’avait jamais interprété des chansons militaristes pendant la Grande Guerre, et encore aujourd’hui minimiser cet aspect du répertoire du chanteur, alors que c’est absolument faux, je ne sais si c’est vraiment un chemin vers la connaissance. Une voie sans issue, plutôt qu’un chemin ?

  • réponse des comiques

    http://www.dutempsdescerisesauxfeuillesmortes.net/menus/2h_foire_aux_questions.htm

    Est-ce que vous publiez des photos "empruntées" à d’autre sites
    Internet, des photos qui sont parues sur eBay, par exemple, sans en
    demander la permission ?

    Oui, non, jamais et sans doute sans le savoir. - Nous ne
    copions/collons pas bêtement tout ce qui nous passe sous la main et
    tentons, dans la mesure du possible, de travailler à partir
    d’originaux - voir ce que nous disons en notre page sur les copyrights
    notamment en ce qui a trait aux enregistrements - SAUF QUE nous ne
    pouvons pas garantir l’authenticité et la source exacte de documents
    que nous avons acquis, digitalisés ou photographiés il y a de
    nombreuses années ou vérifier tous les envois, dons et fichiers qui
    nous parviennent ou qui nous sont parvenus.

    Nos archives ont débuté vers le milieu des années cinquante et quand
    un lecteur nous fait parvenir, aujourd’hui une photo d’un petit format
    en disant qu’il en est le propriétaire et que c’est lui qui a
    digitalisé cette photo, nous prenons pour acquis que c’est le cas et
    lorsque quelqu’un nous aide à retracer une photo paru dans un magazine
    en 1957 ou nous informe que la photo que nous venons de recevoir
    provient de Gallica (par exemple), nous nous empressons d’apporter les
    corrections nécessaires.

    Soulignons, au passage, qu’il nous est souvent arrivé de nous faire
    dire que tel ou tel document/passage/photo/enregistrement est une
    copie de ce qui se trouve ailleurs pour nous apercevoir que c’est à
    cet ailleurs que se trouve une copie de ce qui a été, à l’origine,
    publié par notre site !

    Disons que... si nous nous en tenions à nous limiter qu’à ce que nous
    pouvons physiquement et légalement vérifier (ce que nous faisons
    souvent, surtout quand il s’agit d’importantes collections), notre
    site n’aurait pas la dimension que la CHANSON FRANÇAISE mérite.

    C’est une des conséquences de publier sur Internet et non pas garder
    dans des fonds de tiroir des choses qui méritent d’être mises à la
    disposition de tous.

    Qu’on nous excuse si, au passage, nous avons écorché la sensibilité de
    deux ou trois personnes convaincues qu’elles se sont procuré, chez un
    brocanteur, un exemplaire unique d’un petit format publié à dix mille
    exemplaires et sur lequel elles ont noté une tache qui ressemble à s’y
    méprendre à celle qui se trouve sur la photo que en nous avons
    publiée.

  • … d’un point de vue légal est une infraction à la loi sur les données culturelles publiques.…
    Remarquable paradoxe : Gallica/Gallica se fait voler des images par un site et la BNF fait la promo du site des voleurs. Le tout en étant pendant des années complices des canulardiers de l’Université de Napierville, dont le site est présenté par les signets BNF comme 1) universitaire et 2) site de référence.
    Se fiant au signet de la BNF, étudiants, enseignants, universitaires utilisent comme une source fiable les informations mises en ligne sur ce site, sans en faire une analyse critique, et citent les informations sur leurs sites universitaires ou écrits.
    Ce référencement en boucle fait du site des canulardiers le site le plus fréquenté, écrasant les autres sites personnels ou associatifs qui publient des informations sur la chanson populaire.

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